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Une révolution web 3.0 ? Le web de demain, un web sémantique [part3]
Posted by Oli on April 22, 2009 at 8:01 pm in web

Très vite devenu un paradigme dominant, le web s’impose à travers une conception, souvent employé à tort, dit web 2.0. Voici donc la dernière partie de cette trilogie concernant le devenir du web.

C’est en grande partie la gestion des bases de donnée qui prédomine tous les modèles web de développement actuel. Chronologiquement le web 3.0 est assurément la suite du web 2.0 tout comme ce dernier fut l’évolution du web 1.0, en d’autre terme, d’un web statique puis dynamique vers un web participatif et interactif , enfin, vers un web intelligent, symbiotique ou encore sémantique
- tel est l’enjeu, telle est la question.

Dans ce dernier billet, nous allons nous intéressé plus précisément au web sémantique, web que nous considérons donc comme le web 3.0, le web de demain.

Ainsi, l’évolution du web se porterait sur cette gestion plus accrue de base de donnée avec un web 3.0, dit web sémantique permettant des recherches plus aisées mais aussi plus organisées; D’un gigantesque catalogue, le web pourrait se transformer pour apporter des réponses plus complètes à des requêtes en langage naturel, et favoriser l’émergence de nouvelles formes d’intelligence collective voire même d’intelligence artificielle. En effet, le contenu du web est fait pour des lecteurs humains, mais pas pour des ordinateurs; Actuellement, il y a de plus en plus de pages web et les moteurs de recherche ne comprennent pas le sens des documents, la recherche de ressources n’en est que plus difficile. L’idée du web sémantique est de permettre une recherche intelligente sur le web, faite par des ordinateurs et basée sur des définitions qu’ils puissent «comprendre», des définitions données pour le monde entier en mettant à disposition un langage de recherche qui complète le web d’aujourd’hui, et rendant ainsi son contenu intelligible, autrement dit, en donnant un sens, c’est la signification du mot «sémantique».
Au sens littérale, le mot sémantique vient du grec «sêmantikos» qui veut dire, «qui signifie»; La sémantique étant l’étude du langage considéré du point de vue du sens.

Une vision possible du web de demain

Il est admis qu’une solution web 3.0 doit être doté de certaines caractéristiques techniques telle qu’on ne se réfère plus uniquement a un site web ((X)HTML); Il peut être aussi une solution web SaaS(application: (X)HTML + base de données (XML, MySQL)).
Mais plus certainement, ces caractéristiques doivent répondre aux trois critères suivants :

  • Mobilité, il doit être indépendant de tout type de support
  • Universalité, il doit être indépendant de tout système d’exploitation, et de tout matériel.
  • Accessibilité, strictement en conformité avec le W3C, ce qui permet de rendre d’autres logiciels accessibles a l’aide de Microformat et ouverts aux bases de données diverses.
  • Au sujet des Microformats et si vous voulez en savoir plus, je vous invite à la lecture des billets de Thomas de la case de l’oncle tom ici et , histoire de manger un peu d’XML, de RDF et pourquoi un peu de OWL en déssert

    La notion de web sémantique fait référence à une vision du web de demain dans lequel les utilisateurs devraient être déchargés d’une majeure partie de leur tâche de recherche et exploiter les résultats grâce aux capacités accrues des machines à accéder aux ressources des contenus puis à effectuer des raisonnement sur ceux-ci.
    Le web sémantique désigne un ensemble de technologies visant à rendre le contenu des ressources du web accessible et utilisable par des programmes et des agents logiciels, grâce à un système de métadonnées formelles, utilisant notamment la famille de langages développés par le W3C. Le web sémantique va utiliser la structure du code pour donner du sens au contenu des pages web, en créant un environnement où des agents logiciels en parcourant ces pages pourront réaliser rapidement des tâches compliquées pour les utilisateurs.
    Le web sémantique n’est pas un web parallèle , mais bien une extension du web, dans lequel à une information, on donne un sens défini permettant aux ordinateurs de «comprendre» les données qu’elles ne font que visualiser pour le moment et aux utilisateurs de travailler en partenariat, en synergie.
    Le web sémantique permet aux machines de comprendre les documents et les données sémantiques, mais évidemment ni la parole et ni les écrits humains. Le langage humain s’accommode de l’utilisation d’un terme identique pour désigner des choses différentes, mais le traitement automatique des données, non.
    Dans son principe général, le web sémantique est basé sur la fonction basique du web. Les documents traités par le web sémantique contiennent non pas des textes en langage naturel (français, espagnol, chinois, etc.) mais des informations formalisées pour être traitées automatiquement. Ces documents sont générés, traités, échangés par des logiciels. Ces logiciels permettent souvent, sans connaissance informatique :

  • de générer des données sémantiques à partir de la saisie d’information par les utilisateurs ou automatiquement à partir de règles d’inférences
  • d’agréger des données sémantiques afin d’être publiées ou traitées
  • de publier des données sémantiques avec une mise en forme personnalisée ou spécialisée
  • d’échanger automatiquement des données en fonction de leurs relations sémantiques.
  • Une architecture en couche

    L’architecture du web sémantique s’appuie sur une pyramide de langages proposée par Tim Berner Lee, en 2000, pour représenter des connaissances sur le web en satisfaisant les critères de standardisation, d’interopérabilité et de flexibilité. Cette architecture en couches permet une approche graduelle dans les processus de standardisation et d’acceptation par les utilisateurs. Ces standards propre au web sémantique sont ouverts et issus du W3C. Ils sont fondés sur les protocoles et langages du web et forment en quelques sorte l’ossature du web sémantique, le cadre de référence étant le protocole HTTP, Les URI (Uniform Resource Identifiers) et le langage XML.
    À ces standards s’ajoutent ceux qui sont propres au web sémantique :

  • RDF : modèle conceptuel permettant de décrire toute donnée. RDF Schema : langage permettant de créer des vocabulaires, ensembles de termes utilisés pour décrire des choses.
  • OWL : langage permettant de créer des ontologies, vocabulaires plus complexes servant de support aux traitements logiques (inférences, classification automatique).
  • SPARQL : langage de requêtes pour obtenir des informations à partir de graphes RDF.
  • La liste suivante permet d’introduire les différentes fonctions des différentes couches dans l’architecture du web sémantique.

  • XML est utilisé comme couche de base syntaxique.
  • RDF représente les métadonnées pour les ressources web.
  • La couche «ontologie» spécifie la sémantique des données.
  • La couche «logique» s’appuie sur les règles d’inférences qui permettent le raisonnement intelligent exécuté par des agents logiciels.
  • La couche «preuve» et «confiance» supporte un mécanisme de communication inter-agent pour valider les résultats de raisonnement afin d’assurer la fiabilité des services automatiques.
  • La révolution web 3.0, un nouvel élan pour le web de demain
    Un web symbiotique, un operating system web ?

    Nous avons fait dans les billets précédents, l’état des lieux du web actuel, dans le contexte nommé web 2.0; Nous avons également abordé l’une des visions du web dans le champ des possibles à travers le web sémantique.
    À l’horizon 2020, le web 4.0 qui pour Nova Spivack, patron de Radar Networks, désignerait le web OS donnant la possibilité de travailler avec des outils uniquement en ligne tel que nous le vivons actuellement à travers des applications développées avec la technologie «AIR» de Adobe, photoshop on lign ou encore à travers la suite bureautique de Google.
    Pour Joël de Rosnay ou Seth Godin, le web 4.0 désignerait le web symbiotique, c’est à dire un web intégré à l’environnement. Aujourd’hui, nous nécessitons le besoin d’avoir schématiquement une souri et des icônes pour se connecter au web. Cette vision de web 3.0, de web symbiotique va nous sortir de cette limitation car notre ordinateur va devenir notre environnement immédiat, un bureau, une classe, un musé, une voiture, un aéroport … Ainsi chacun de ces éléments devenant notre environement immédiat et proche, environnement doté de puce RFID, de puce biométrique ou de puce capable de détecter les mouvements (Motion technology Detection). À ce moment, nous entrons dans un autre univers, un univers symbiotique en relation direct avec le corps et avec le web lui même, relation dépendant grandement l’un de l’autre.
    Olivier Ertzscheid pense que ce web 4.0 précédera le web 3.0.
    Afin de pouvoir comprendre en quoi ce dernier est l’avenir du web, il faut désormais confronter ces deux approches, voir en quoi elles se complètent ou tout simplement en quoi elles s’opposent.
    Ainsi, dans cette dernière partie, nous allons pousser plus en avant l’identification du modèle économique qui résulte de la révolution 2.0 et de ces changements dans la manière de produire de la valeur, autant en quantité qu’en nature des informations produites.

    Quoi qu’il en soit, les points communs entre les deux itérations du web sont de faciliter la production et l’échange d’informations numériques, mais également sont dans les progrès des outils de recherche et d’indexation des contenus. Ces points communs rendent naturellement l’utilisation du web plus ergonomique et plus fonctionnelle. C’est en cela donc que le web 2.0 et le web 3.0 se complètent parfaitement.
    Comme nous l’avons vu, une application web 3.0 doit répondre à des critères de mobilité, d’universalité et d’accessibilité. En aucun cas, nous avons envisagé le web 2.0 de façon différente, c’est à dire, répondant lui aussi à ces trois critères. Ainsi, considérant cet état de fait aucune confrontation ne peut être envisageable. Un seul web, celui de la continuité avec des approches, des technologies qui se complètent les unes aux autres. L’absorption de ce web sémantique dans l’existant 2.0 peut être alors vu comme un complément, comme une évolution probable et logique du web.
    Le web 2.0 fonctionne parce qu’il y a des attentes de la part des utilisateurs et parce qu’il y a, issu de ces attentes, de nombreux débouchés financiers; Le web sémantique est la prochaine étape dans l’évolution de l’internet; Le web 3.0 se positionne en outils, car jusqu’à présent aucune application sémantique n’a démontré qu’elle pouvait, à elle seule, générer des revenus. Personne ne pariera donc sur ce seul web sémantique pour bâtir un modèle économique; À l’image des mashups, le web sémantique va venir se greffer dans les modèles de développement actuel répondant ainsi encore mieux aux attentes des usagers, mais surtout, et c’est une notion importante, apportant des nouveaux débouchés, de nouveaux services, offrant une nouvelle perspective de développement, un avenir.
    L’exemple de Twine en est une parfaite illustration. En effet, Twine est une application qui aide les gens à organiser, partager et découvrir de l’information autour de leurs intérêts. Twine possède toute les caractéristiques du web 2.0 telle que nous les avons décrites dans la première partie, mais a su intégrer les technologies de développement du web sémantique à travers, encore une fois RDF et OWL.

    la révolution web 3.0

    Le web s’est profondément transformé ces dernières années tant sur les usages que sur les comportements, mais également à travers les technologies disponibles. L’utilisateur comme les données sont devenus le centre de tous les intérêts. L’une des visions de l’avenir du web dans le champ des possibles est le web sémantique, un web désormais baptisé web 3.0, un web capable de comprendre le sens des mots, un web capable de rendre intelligible les contenus et un web capable comme de bien entendu d’optimiser toutes recherches.
    Les fondements de cette nouvelle ère pour les services en ligne sont en train d’être façonnés. Ces nouveaux fondements vont engendrer de nouveaux modèles de navigation, de recherche, ou bien encore de manipulation de l’information.
    Notre problématique était de comprendre si cette révolution web 3.0, cette révolution sémantique allait s’imposer comme s’est précisément imposé le web 2.0, et ainsi à nouveau modifier nos usages et nos comportements.
    Il apparaît clairement que le web sémantique, s’il s’impose, va bouleverser nos usages vis-à-vis du web, mais seule, cette vision ne pourra aboutir. Elle devra s’appuyer sur l’existant. Mais cette vision de l’avenir n’est pas la seule. Nous avons effectivement envisager un futur du web qui pourrait être symbiotique, un internet des objets ou un operating system exclusivement web et par conséquent complètement libéré de la machine. Ainsi, l’avenir du web devrait se positionner entre tous ces différents aspects ou même mieux encore un mix de tout cela, mais seul l’avenir pourra confirmer ou infirmer cette position.

    vous pouvez consulter les autres parties:

  • Part1: Un paradigme dominant
  • part2: Le Web2.0
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    4 Comments Leave yours

    1. J... April 22, 2009 at 10:13 pm

      Le web est devenu 2.0 quand l’utilisateur a senti qu’il y avait eu une révolution dans la façon d’interagir avec un réseau: l’utilisateur a changé de statut, il pouvait facilement devenir diffuseur voire producteur de contenu.

      Le web sémantique, même s’il intègre une intelligence artificielle et de la mobilité, est-il une application suffisament forte pour que l’utilisateur puisse se dire: oui j’y vois un changement considérable, mon statut n’est plus le même ?

      Ou est-ce simplement une bataille de clochers entre spécialistes qui cherchent à savoir qui sera le premier à dire que le web 3.0 est né ?

      Une des phrase de la conclusion est d’ailleurs lourde de sens:
      “Il apparaît clairement que le web sémantique, s’il s’impose, va bouleverser nos usages vis-à-vis du web, mais seule, cette vision ne pourra aboutir.”

      –> “s’il s’impose”, donc, cest lui qui choisira: le 3.0 naitra quand nos usages auront été bouleversés.

      C’est ca qui est bien dans les évolutions: généralement, on ne les voit pas venir. A moins de s’appeler Nostradamus ou Madame Soleil.

    2. Oli April 23, 2009 at 7:12 pm

      Merci pour ton commentaire J…
      Comme je le précise dans les 2 premières parties de cet article, le web 2.0 n’est que la résultante de l’explosion de la bulle internet et de la mise à disposition de nouvelles technologies; Ainsi de nouveaux modèles économiques sont nés … l’utilisateur (au sens propre et au sens “social”) et la gestion des bases de données sont devenus le coeur de métier.

      Le web 3.0, en tout cas, le web sémantique semble répondre au mieux à l’heure actuelle aux attentes des utilisateurs en terme d’ergonomie, de navigation, de recherche …
      Il ne s’imposera pas de lui même effectivement mais peut ou pourra (restons prudent tout de même) devenir indispensable, bouleversant à nouveaux nos comportements et nos usages
      Stay tuned ;-)

    3. Audiofeeline May 17, 2009 at 2:55 am

      La sémantique, c’est évident pour les moteurs de recherche.
      Ils devront savoir répondre à nos questions.

      Par contre je ne suis absolument pas d’accord sur l’évolution vers le web 4.0 qui serait le “tout online”.
      Je suis allé dans une toute autre direction sur mon blog.

      Je ne crois pas que nous souhaitons placer nos contenus personnels ailleurs que “chez nous”.
      C’est le web qui va venir jusqu’à nous et non l’inverse.

    4. Oli May 17, 2009 at 9:11 am

      Je ne parle pas du “tout online” mais j’ouvre simplement le spectre du champs des possibles dont le “tout online” et comme tu le soulignes très justement le “webOS” font partie.
      Quoi qu’il en soit, merci pour le lien vers ton blog où effectivement ton approche est pour le coup très complémentaire, très intéressante.

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