un petit mot

Enter your profile image url here

Il y a des petites fées aux creux de mes mains et qui prennent le thé dans un jardin

Member Login

Lost your password?

Registration is closed

Sorry, you are not allowed to register by yourself on this site!

You must either be invited by one of our team member or request an invitation by contacting us via contact page.

Note: If you are the admin and want to display the register form here, log in to your dashboard, and go to Settings > General and click "Anyone can register".

Une révolution web 3.0 ? D’un web statique vers un web participatif [part2]
Posted by Oli on April 6, 2009 at 5:40 pm in web

Après la Part1 sur le paradigme du web, je vous propose de continuer cette série de trois billets avec la transformation du web en un web participatif, ce que nous appelons communément le web 2.0. Je livrerais le dernier billet à la fin de la semaine. Ce billet en forme de conclusion nous ouvrira le champ des possibles sur le web de demain.

Certains pensent que le web 2.0 n’a pas de sens précis, d’autres ont été pris de court par le mode d’emploi du terme «web 2.0», bien que beaucoup faisaient du web 2.0 sans le savoir et bien avant que ce buzzword ne soit imposé par le marketing, même si ce terme a été, est et sera souvent utilisé de façon abusive.
L’expression web 2.0 signifie simplement ce qui est perçu comme un renouveau du web. Cette évolution, en général, concerne aussi bien les technologies employées que les usages et en particulier, on caractérise de web 2.0 les applications web permettant aux internautes d’interagir à la fois avec le contenu mais aussi entre eux. L’approche web 2.0 pense l’utilisation du web désormais vers l’interaction, vers l’échange entre les utilisateurs où ce dernier est un acteur contribuant à nourrir en contenu les sites. En ce sens, les sites web 2.0 agissent plus comme des points de présence centrés sur l’utilisateur
Le terme web 2.0 est proposé par Dale Dougherty de la société O’Reilly Media lors d’une réflexion avec Craig Cline de MediaLive suggérant que le web était dans une période de renouveau, avec un changement de règles et une évolution des modèles d’entreprise, un sorte de nouvelle bulle internet.
O’Reilly Media a résumé les facteurs clé des applications web 2.0 et que nous allons développer ci-après afin de bien comprendre en quoi et comment le web a mené sa révolution :

Je me suis appuyé en grande partie sur le document fondateur du web 2.0 d’O’Reilly Media, datant de 2005, car sur les exemples y sont significatifs pour cerner cette notion mais surtout parce que ces exemples ont été le point de commencement 2.0. Depuis toute la littérature traitant du concept de web 2.0 s’appuie également sur ce document.

1 – le web en tant que «portail»

1.1- Un modèle majeur, celui de Google
Si Netscape caractérise assurément l’ère du web 1.0, Google est certainement son équivalent web 2.0. Netscape annonçait à l’ère du logiciel «le web en tant que plate-forme» avec une application cliente, le navigateur web. La stratégie était d’utiliser la domination sur le marché du navigateur pour créer un marché à destination des serveurs en prévoyant de remplir ce webtop d’informations et d’applications grâce à des apporteurs externes de contenus qui utiliseraient des serveurs Netscape. Finalement, serveurs et navigateurs web sont devenus de simples outils et la plus grande part de la valeur ajoutée du web se concentra dans les services diffusés par les plate-forme web.
À l’inverse, Google pensa le web comme une application web native, délivrée en tant que service. Ce service offert par Google n’est ni un serveur, bien qu’il soit délivré par une quantité massive de serveurs web, ni un navigateur, bien que pour l’utiliser, un navigateur soit nécessaire. Leur service de recherche bien connu n’héberge même pas le contenu qu’ils permettent à leurs utilisateurs de trouver. Google place sa valeur ajoutée dans l’espace situé entre le navigateur et le serveur de contenu.
Google possédait une compétence dont Netscape n’avait jamais eu besoin : la gestion de base de données. La gestion des licences et le contrôle des API, points cruciaux de l’ère précédente, n’avaient plus lieu d’être dans la mesure où les logiciels n’avaient plus besoin d’être distribués mais seulement utilisés et où sans la capacité de collecter et de gérer des données, le logiciel n’est que de peu d’utilité.
Même si Netscape et Google peuvent être décrites comme des sociétés de logiciels, il est clair que Netscape appartient à la même catégorie que les Lotus, Microsoft, Oracle, SAP, qui ont pris leur essor au début de la révolution logicielle des années 80 alors que les comparses de Google sont d’autres applications web telles que eBay, Amazon, Napster.

1.2 – Une stratégie et des croyances erronées
Comme Google, DoubleClick est un produit de l’ère internet déclinant le modèle du logiciel en tant que service avec un coeur de métier dans le maniement des données. Cependant, DoubleClick fut finalement limité par son modèle économique car il paria sur une croyance que le web était fait de publications et non de participations, que les annonceurs, et non les consommateurs, devaient être les acteurs moteurs, que la taille importait, et que le web serait peu à peu dominé par les quelques grands sites web.
Dans cette stratégie, DoubleClick annonce sur son site plus de 2000 implémentations réussies de sa solution. Or, pendant ce temps, Yahoo! Search Marketing (auparavant Overture) et Google AdSense possèdent déjà des centaines de milliers d’annonceurs.
Le succès de Google et d’Overture provient de leur compréhension de ce que la force collective des petits sites représente l’essentiel du contenu du web mais aussi dans la mise au point d’un service simple d’accès et une gestion algorithmique des données pour toucher l’intégralité du web, jusque dans sa périphérie et pas seulement en son centre. Ainsi ce principe est un des facteurs clé du succès de ce modèle comme l’atteste le modèle eBay, ou le modèle Napster.

1.3 – Le pouvoir aux utilisateurs
Techniquement, BitTorrent, comme les autres pionniers du mouvement peer-to-peer, utilise une approche complètement différente. Chaque client est un serveur, les fichiers sont découpés en fragments légers pouvant être téléchargés de plusieurs lieux à la fois, permettant ainsi à chacun des membres du réseau d’apporter un peu de bande passante et de données à chacun des autres utilisateurs, ainsi, plus un fichier est populaire, plus rapide est son téléchargement. Chaque utilisateur de BitTorrent apporte un peu de ses ressources à l’ensemble de la communauté. C’est implicitement une «architecture de participation», une nouvelle éthique de la coopération dans laquelle le service agit comme un intermédiaire intelligent et donnant le pouvoir aux utilisateurs eux-mêmes. le service s’améliore automatiquement quand le nombre de ses utilisateurs croit.

2 – les effets de réseau entraînés par une «architecture de participation»
Fort de ce principe, beaucoup de systèmes sont conçus pour favoriser la participation des utilisateurs. Dans son article, «The Cornucopia of the Commons» (la corne d’abondance des foules, The Cornucopia of the Commons: How to get volunteer labor http://www.bricklin.com/cornucopia.htm), Dan Bricklin met en évidence trois manières d’élaborer une base de données importante. La première, mise en oeuvre par Yahoo, est de rémunérer des gens pour faire le travail. La seconde, inspirée par la communauté Open Source, est de confier cette tâche à de multiples volontaires. Toutefois, Napster a mis en place une troisième méthode. Napster met automatiquement chaque musique téléchargée sur un serveur, chaque utilisateur contribue a construire cette base de données partagée. Un des points importants de l’ère web 2.0 est le fait que chaque action d’un utilisateur ajoute de la valeur. Les sociétés web 2.0 accumulent donc les données utilisateurs afin de créer de la valeur ajoutée. Ils construisent des systèmes qui s’améliorent au fur et à mesure que les internautes l’utilisent.
Le principe central du succès du web 2.0, est l’exploitation de la force de l’intelligence collective que recèle potentiellement le web : Les liens hypertexte sont le fondement du web, ainsi, à mesure que les utilisateurs ajoutent des contenus, ceux-ci sont intégré à la structure du web par d’autres utilisateurs qui les découvrent et placent des liens vers ceux-ci; Les connections au sein du web se multiplient organiquement à la mesure dicté par l’activité des utilisateurs.

3 – les données comme «connaissances implicites»
Toutes les applications web d’importance sont liées à une base de données spécialisée : «le SQL est le nouveau HTML». La gestion de base de données est le coeur de métier des sociétés du web 2.0, à tel point qu’on donne parfois à leurs applications le nom d’ «infoware».
Ces faits amènent à une question centrale : qui possède les données ?
Dans l’univers du web, le contrôle des données amène dans un premier temps à la domination du marché puis au profit. Puisque l’avantage concurrentiel stratégique du contrôle des API n’a plus vraiment de sens sur le web, cela signifie que l’élément de domination des marchés se trouve dans les données. C’est d’autant plus vrai lorsqu’elles sont difficiles à créer et susceptibles d’être entretenues par un réseau d’utilisateurs.
La course pour la possession de données stratégiques a déjà commencé : positionnement, identités, calendriers d’événements, identifiants de produits … Dans bien des cas, là où il y a un coût pour construire une base de données, il y a l’opportunité de créer un support pour des services à valeur ajoutée avec une source unique de données. Souvent, le gagnant sera la société qui atteindra la première une masse critique de données par agrégation des utilisateurs et convertira cet avantage en services.

4 – la fin du cycle d’adoption des logiciels: la «version bêta perpétuelle»
Une caractéristique définissant l’ère internet du logiciel est que celui-ci est proposé en tant que service et non plus en tant que produit. Ce fait amène a des changements fondamentaux dans le modèle d’affaire des sociétés de logiciels :

  • les traitements des données et de l’informations deviennent le coeur de métier. Ce n’est donc pas par hasard que le système d’administration de Google, ses techniques de mise en réseau, d’équilibrage des charges sont des secrets peut-être mieux gardés encore que ses algorithmes. La réussite de Google dans l’automatisation de ces processus est probablement un facteur décisif dans leur avantage sur leurs concurrents en matière de coûts. Ce n’est pas non plus par hasard que des langages de script tels que Perl, Python, PHP et maintenant Ruby jouent un rôle aussi important dans les entreprises du web 2.0 élaborant des systèmes dynamiques en perpétuel changement.
  • Les utilisateurs doivent être traités comme des co-développeurs. En quelques sorte, ces données nous amènent vers «une bêta perpétuelle». L’observation en temps réel du comportement de l’utilisateur dans le but de voir quelles sont les nouvelles fonctionnalités utilisées, devient donc une nouvelle compétence distinctive centrale un peu comme l’a démontré puis fait la version Ginger de Netvibes.
  • 5 – l’innovation est dans l’assemblage de systèmes et de sites distribués et indépendants
    La complexité des services web «corporate» est faite pour des systèmes fortement couplés. A contrario, la plupart des applications web les plus intéressantes demeure faiblement couplé, voire fragile. La façon de penser web 2.0 est très différente des visions classiques des systèmes d’informations.
    Les systèmes tels que le web, RSS et AJAX ont un point commun : les barrières pour les réutiliser sont très faibles. La plupart des logiciels utiles sont open source, et même quand ils ne le sont pas, ils sont assez peu protégés du point de vue de la propriété intellectuelle. L’option «voir le code source» des navigateurs a rendu possible à n’importe qui le copiage de la page de quelqu’un d’autre. La phrase «certains droits réservés» qui a été popularisé par la licence Creative Commons pour s’opposer à la célèbre «tous droits réservés» est assez représentative de cet esprit.
    Les modèles d’affaires «légers» ont une affinité naturelle avec les modèles de programmation et de «légers». L’état d’esprit web 2.0 n’hésite pas à réutiliser l’existant. Quand les composants de base deviennent abondants, il est possible de créer de la valeur en les assemblant de manière nouvelle ou plus efficace; C’est le principe des «Mashups».

    6 – des business modèles poids plume grâce à la syndication de contenus et de services
    La complexité des services web «corporate» est faite pour des systèmes fortement couplés. A contrario, la plupart des applications web les plus intéressantes demeure faiblement couplé, voire fragile. La façon de penser web 2.0 est très différente des visions classiques des systèmes d’informations.
    Les systèmes tels que le web, RSS et AJAX ont un point commun : les barrières pour les réutiliser sont très faibles. La plupart des logiciels utiles sont open source, et même quand ils ne le sont pas, ils sont assez peu protégés du point de vue de la propriété intellectuelle. L’option «voir le code source» des navigateurs a rendu possible à n’importe qui le copiage de la page de quelqu’un d’autre. La phrase «certains droits réservés» qui a été popularisé par la licence Creative Commons pour s’opposer à la célèbre «tous droits réservés» est assez représentative de cet esprit.
    Les modèles d’affaires «légers» ont une affinité naturelle avec les modèles de programmation et de «légers». L’état d’esprit web 2.0 n’hésite pas à réutiliser l’existant. Quand les composants de base deviennent abondants, il est possible de créer de la valeur en les assemblant de manière nouvelle ou plus efficace; C’est le principe des «Mashups».
    Cet enrichissement des interfaces vient de l’introduction de technologie telle que JAVA en 1995. Il y a de cela plusieurs années, Macromedia lança le terme «Rich Internet Applications» pour mettre en lumière les possibilités de Flash vis à vis des applications (et plus seulement des contenus multimédias). Cependant le potentiel de richesse d’interface du web ne fut jamais exploité par les grandes applications, jusqu’à ce que Google lance Gmail, rapidement suivi par Google Maps: des applications web possédant un niveau d’interactivté équivalent à un logiciel PC classique. La technologie utilisée par Google pour cela fut baptisée AJAX dans un article de Jesse James Garrett de l’entreprise de design web Adaptive Path. Il écrivait alors :

    «Ajax n’est pas une technologie, il s’agit de plusieurs technologies, se développant chacune de leur côté, combinées ensemble pour donner des résultats aussi nouveaux que puissants».

    Ajax comporte :

  • une présentation basée sur les standards XHTML et CSS
  • un affichage dynamique et intéractif grâce à DOM (Document Object Model)
  • un système d’échange et de manipulation de données utilisant XML et XSLT
  • un mécanisme de récupération de données asynchrone utilisant XMLHttpRequest
  • JavaScript pour lier le tout
  • Ajax est aussi un élément clé des applications web 2.0. Nous entrons dans une période sans précédent d’innovation dans l’interface à mesure que les développeurs deviennent capables de réaliser des applications web aussi riches que les applications locales classiques.
    Gmail, MobileMe ou encore iWork.com ont déjà apportés plusieurs innovations intéressantes dans les applications e-mail ou dans des solutions de traitement documentaires en lignes en combinant les forces du web (accessible de n’importe où, capacités de recherches avancées) avec une approche ergonomique proche des interfaces habituelles.
    Mais la révolutions web 2.0 ne s’arrêtera pas là. Salesforce.com a montré comment le web pouvait être utilisé pour délivrer le logiciel comme un service, à l’échelle d’applications d’entreprises telles que le CRM.
    L’opportunité pour de nouveaux arrivants d’exploiter pleinement le potentiel du web 2.0 entraînera la création d’applications qui apprennent de leurs utilisateurs en s’appuyant sur une architecture de participation et qui se démarqueront non seulement par leur interface mais aussi par la richesse des données partagées qu’elles offriront.

    Le coeur de métier des sociétés du web 2.0
    Terminons donc en résumant ce que nous pensons être le coeur de métier des sociétés du web 2.0 :
    des services, pas un package logiciel, avec des possibilités d’économie d’échelle.
    un contrôle sur des sources de données uniques, difficiles à recréer, et dont la richesse s’accroît à mesure que les gens les utilisent.

  • considérer les utilisateurs comme des co-développeurs.
  • tirer partie de l’intelligence collective.
  • toucher le marché jusque dans sa périphérie à travers la mise en place de services « prêts à consommer»
  • offrir de la souplesse dans les interfaces utilisateurs, les modèles de développements et les modèles d’affaires.
  • Malgré tout, la définition précise d’une application web 2.0 est encore chaudement débattue. Cependant, il est admis qu’un site web 2.0 doit montrer certaines caractéristiques :

  • il doit être aisé de faire rentrer ou sortir des informations du système
  • l’utilisateur doit rester propriétaire de ses propres données
  • le site doit être entièrement utilisable à travers un navigateur standard
  • le site doit présenter des aspects de réseaux sociaux.
  • Ainsi, le web s’est transformé au fil du temps mais encore plus précisément, le web a mené sa propre révolution passant d’un web statique à un web participatif et ce à travers les principes évoqués plus haut. De fait, cette mutation s’est opérée de façon très brutale tant sur le plan technologique que sur le plan des usages où très clairement l’utilisateur est devenu le centre de tous les intérêts.
    À peine le web 2.0 et ses concepts, causant comme on l’a vu des ruptures, commence t il à révéler son réel potentiel que l’on commence déjà à parler de la prochaine itération : le web 3.0

    Ce mystérieux web 3.0 est-il une réalité aujourd’hui ?
    - Non, pas tout à fait.
    En revanche, est-il opportun d’en parler dès maintenant ?
    - Oui, car les fondements d’une nouvelle ère pour les services en ligne sont en train d’être façonnés mais aussi de nouveaux modèles de navigation, de recherche, et de manipulation de l’information. C’est en ce sens que tout va se jouer.

    Vous pouvez consulter les autres parties :

  • Part1: Un paradigme dominant
  • Part3: Un Web sémantique ?
  • Author Gravatar

    1 Comment Leave yours

    1 Trackbacks

    Leave a Reply