Je commence ce soir une série de trois billets sur le devenir du web et en particulier sur une vision du champs des possibles que pourrait être le web sémantique nommé dans le contexte web 3.0. Ainsi, je vais aborder les trois points suivants:
Le web, un paradigme dominant
Le web est devenu bien plus qu’une façon de communiquer, bien plus qu’une façon d’avoir accès à des données, il a mis en avant de nouveaux comportements, de nouveaux usages, instauré de nouvelles règles sur les plans économiques, sociaux ou encore culturels. Cette impression permanente de nouveauté, de rapidité et de changement est bel et bien l’annonce d’une révolution, commencée il y a maintenant un peu plus de trente ans, et ce, comme l’a été la révolution industrielle au début du 19e siècle entraînant des bouleversements majeurs et affectant profondément les économies, les politiques, les sociétés du monde contemporain.
Cette révolution s’est opérée dans un premier temps à travers des avancés technologiques avec des machines de plus en plus performantes avec des capacités accrues de traitement des informations, mais aussi à travers, entre autres, des ressources nécessaires au développement d’applications, à travers des langages de programmation. Mais il n’y a pas que cette mutation, en effet, considérer cela comme simple et unique vecteur de changement serait trop réducteur, car il y a aussi une dimension fonctionnelle et ergonomique et c’est certainement en cela, à travers ces trois caractéristiques complémentaires que la croissance exponentielle des utilisateurs a eu lieu, qu’ont été créé des nouveaux comportements, et enfin qu’ont permis la mise en place de nouvelles règles mais toujours, avec la volonté de simplifier la tâche des utilisateurs en explorant de nouveaux modèles de navigation, de recherche, d’affichage et de manipulation de l’information.
Ainsi le web s’est profondément transformé, d’un outil statique de simple consultation, de simple mise à disposition de données, il est devenu un outil dans un premier temps dynamique, puis par la suite interactif et participatif.C’est en fait un état des lieux du web actuel dans lequel nous évoluons tous les jours, dans lequel nous recevons de l’information puis à notre tour, nous émettons de l’information.
Alors, parmi le champ des possibles, et finalement ce qui me parait le plus concret, c’est le web sémantique qui semble s’imposer comme continuité logique de cette transformation du simple fait que l’élément important est actuellement la gestion des bases de données. Le web sémantique apporte une réponse immédiate à cet état par le fait qu’il va rendre intelligible le contenu du web facilitant et rendant la recherche pertinente, la mise à disposition d’informations précises. En revanche, aujourd’hui, il parait impossible de prévoir quel sera le comportement des utilisateurs confrontés à ce nouveau web, et ce, simplement par manque de recul. Aujourd’hui, il existe clairement un modèle économique éprouvé et pérenne développé sur le concept du web 2.0. A priori, et parce qu’il est impossible de se projeter dans l’avenir, le web sémantique ne donnera pas naissance à un modèle économique précis et de masse, mais sans nul doute, il sera une étape nécessaire, voire majeure, visant à rendre le web plus pertinent, plus intelligent, plus ergonomique et plus fonctionnel pour les utilisateurs.
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