Soirée geek sur Arte avec un reportage sur Google, “Faut il avoir peur de Google ?” suivi de l’excellent film de Martyn Burke “Les Pirates de la Sillicon Valley”.
Google en sait plus sur vous que vous en savez sur Google
C’est aujourd’hui le moteur de recherche le plus utilisé au monde, la réussite la plus fulgurante de l’histoire de l’économie : en réalisant les données diffusées sur Internet auxquelles elle donne accès gratuitement, Google a conquis le monde de l’information en moins de huit ans. Une histoire qui a déjà tout d’une légende : ses fondateurs, Sergey Brin et Larry Page, petits génies de l’informatique d’à peine 24 ans, abandonnent leurs études à l’université de Stanford pour créer en 1998 leur propre entreprise dans un hangar. A priori, rien d’extraordinaire à l’époque où la bulle Internet explose. Mais, alors que les autres start-up misent sur les portails et les services Web, les deux compères, dans l’esprit d’innovation et de rébellion propre à leur ville, San Francisco, s’attèlent à développer un moteur de recherche puissant basé sur les algorithmes et développent des liens sponsorisés pour ne pas polluer leur page d’accueil d’un blanc immaculé… Leur philosophie se veut éthique et anticonformiste, leur management basé sur la créativité de leurs employés et le refus des lois de Wall Street. Un modèle de société néanmoins très capitaliste et dont la culture du secret inquiète. Car, outre les annonceurs préoccupés par es fraudes au clic, nombreux craignent ses dérives à l’encontre de la propriété intellectuelle et des libertés privées, notamment depuis son entrée en Chine… Peut-on alors décemment croire, comme le clame son slogan, que Google ne fait pas le mal ?.
Google brother ?
Fouillée, aussi sérieuse dans son propos que ludique visuellement, cette enquête sur le monstre Google retrace le fulgurant parcours d’une entreprise dont le monopole aujourd’hui inquiète. Dans un environnement animé en 3D aux allures de vortex technologique, David Wise, auteur de Google story, des professeurs, journalistes et anciens employés, encastrés dans des écrans, décryptent le phénomène. Avec, pour respirations réjouissantes, outre des publicités institutionnelles de la marque, des vidéos circulant sur Internet. Des saynètes souvent cocasses tel ce paysan macédonien menaçant monsieur Google de partir chez Yahoo s’il ne lui trouve pas une femme ou ces clips loufoques de chansons moquant joyeusement les jeunes accros de la marque.
Gloire, génie and gigaoctets…
Ambiance décontractée “à la Google”, les trois artisans du documentaire “Faut-il avoir peur de Google?”, Stéphane Osmont, Sylvain Bergère et Jean-Paul Boucheny, nous livrent leur vision du géant américain. Une rencontre sans tabou.
Un documentaire de Stéphane Osmont et Sylvain Bergère
ARTE, le 20/04 à 22h15.
Bonus :
Les pirates de la Silicon Valley, un film de Martyn Burke
La rivalité naissance entre les deux génies fondateurs des géants de l’informatique, Steve Jobs (Apple) et Bill Gates (Microsoft). Un récit fidèle et divertissant.
Début des années 70. Babas cool bidouilleurs, Steve Jobs et Steve Wozniak aiment à inventer des gadgets pour blaguer, mais poursuivent un grand rêve : inventer le premier ordinateur personnel et éliminer IBM de la carte informatique. Prototype en main, ils crée leur propre entreprise, Apple, et s’installent dans un hangar. Au même moment à Harvard, Bill Gates et Steve Allen, fondateurs de Microsoft, travaillent jour et nuit à créer un langage informatique qu’il sous-traite à bientôt à Apple. Mais, quand Bill Gates rencontre Steve Jobs lors d’un salon informatique, celui-ci l’ignore, débordé par l’enthousiasme de la foule pour son projet. Vexé, Bill décide de tenter un coup de bluff : proposer à IBM un système d’exploitation qu’il n’a pas encore,…La première guerre des micros
Même si certains considèrent qu’il avantage Apple, auréolé de son esprit libertaire et créatif, au détriment de Microsoft, mené par le jeune loup aux dents longues Bill Gates, ce film est un récit fidèle, même si romancé, de la naissance et l’ascension concurrentielle des deux géants informatiques. Baba cool sous acide qui endosse un costard à l’aube des années 80, Steve Jobs est malgré tout égratigné au passage, ses méthodes tyranniques et sa mégalomanie assombrissant son génie créatif. Bill Gates, geek bourgeois en proie à des crises de colère et de folie apparaît comme un roi de la ruse et de l’arnaque. Coup de bluff, pillage d’inventions et trahison… le film maintient le suspense tout en documentant avec précision les différentes évolutions d’une innovation révolutionnaire. Avec, pour les nostalgiques, une bande son en grande partie constituée de musique pop des années 80 (Tears for fears; Police, Tlking heads…).











