2,7 sur 10. Telle est la note sans appel décernée à Apple par Greenpeace. Dans sa dernière version du Guide pour une high-tech responsable, parue mardi 3 avril, l’association écologiste ne ménage pas le constructeur américain, lui attribuant la moins bonne note de son classement.
Il peut sembler étonnant de voir figurer dans les limbes du classement une entreprise qui se veut leader en matière de design des produits. (…) Apple est en faillite sur presque tous les critères”, expliquent les auteurs.
Greenpeace déplore le manque d’engagement dans une politique de développement durable. “La compagnie n’endosse pas le principe de précaution, refuse de divulguer sa liste de substances contrôlées, ne fournit aucune échéance sur l’élimination du PVC et ne s’engage pas sur la substitution des retardateurs de flamme bromés (RFB).” L’organisation reconnaît toutefois les efforts consentis par Apple pour ne pas exporter ses déchets électroniques.
Mais le constat global est d’autant plus déplorable pour l’association que “les autres retardataires du classement ont fait des progrès”, depuis la publication du précédent guide. L’entreprise chinoise Lenovo, troisième constructeur mondial de micro-ordinateurs, était par exemple dernière du classement en août 2006. Elle obtient désormais la première place, avec un score de 8 sur 10. Nokia, Sony Ericsson et Dell figurent également en bonne place.
GUERRE DES LABELS
Pour établir son classement, Greenpeace a appliqué une grille de neuf critères, répartis en deux catégories : la politique mondiale des entreprises en matière d’élimination des substances chimiques dangereuses, et leur capacité à gérer les produits obsolètes des consommateurs.
L’étude de Greenpeace entre toutefois en contradiction avec l’ordre établi en janvier 2007 par un autre organisme américain, l’Environmental Protection Agency (EPA). Avec les critères de l’EPA, Apple a reçu deux médailles d’argent, distingant des produits respectueux de l’environnement : une pour le Mac BookPro, une autre pour le Mac Pro.











