Les mauvaises Nouvelles
Ce livre est un peu plus noir que les paroles d’Indochine mais on se laisse tout de même entraîner par son rythme. Nicola Sirkis a un style bien à lui, tout à fait respectable. L’écriture est soignée, plaisante, vive. Les histoires diffèrent : tantôt on rit, tantôt on craint pour les personnages. L’auteur parvient toujours à nous faire ressentir toutes sortes d’émotions. Mais le contenu touche bien souvent au glauque, au morbide. Des sujets tels que l’inceste et le suicide sont abordés et laissent mal à l’aise. On ressent le véritable mal être du chanteur et pourtant – heureusement – il y a toujours de l’espoir. Même si la plupart des histoires “finissent mal”, l’amour y est toujours présent. L’humour aussi tient une place non négligeable, on rit aux éclats face aux déboires d’un couple en vacances en Chine ou devant la terreur d’un homme coincé dans un ascenseur qui s’invente en quelques secondes un scénario incroyable ! Il y a donc de tout dans ces nouvelles, et c’est pour ça qu’on les aime, on passe d’un sentiment à l’autre à toute allure, presque sans s’en rendre compte.
Résumé du livre
Un dompteur de puces qui doit à ses petites chéries son passage chez Michel Drucker, deux adolescents en fugue qui se réfugient dans la chambre nuptiale où s’étaient aimés leurs parents, un jeune homme qui parcourt Pékin un jour de fête à la recherche d’un article exclusivement féminin, des membres influents de la jet-set bordelaise qui se suicident sur un air de Chet Baker, un Président dément qui rêve de tuer en direct, à la télé, tous ses concitoyens… Nicola Sirkis a imaginé douze histoires inattendues, dont l’influence trouve sa source chez Marguerite Duras, Pierre Loti, ou encore J.D. Salinger.












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